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Le Temps De Se Présenter

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Le temps d'aimer

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Le temps de lire aujourd'hui

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 17:40

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Que lire après un tel livre ? Quoi écrire ? Ce sont les questions que je me pose après la lecture d'un livre qui laisse une empreinte comme peu savent le faire.


C'est l'histoire d'une famille lourde de non-dits mais finalement quoi de plus banal un récit sur sa vie, sur sa famille, sur sa mère... C'est un peu dans l'état d'esprit dans lequel j'ai commencé ce roman.  C'est aussi l'histoire d'une femme avant tout, on ne peut transposer son histoire à la nôtre, c'est aussi une fille qui écrit sur sa mère, quoi de plus personnel ? 


Ce livre a une force, une fois refermé on sait qu'il fera partie de ceux qui nous marquent. Et pourtant je ne saurai pas définir cette force, c'est quelque chose d'indéfinissable qui se construit au fur et à mesure. J'ai presque été émue aux larmes à la fin. Cette femme est tellement vivante dans ce livre, une femme forte et fragile à la fois. Cette femme est aussi l'occasin d'exprimer des sentiments d'amour, d'hommage, la vie, la mort et tout cela avec une pudeur, un voile léger. 

 

Je l'ai lu comme un polar prise au jeu, j'avais besoin de la réponse à cette question de l'auteure "à quoi est-ce dû ?". J'ai été conquise, non par l'histoire, la fin, l'écriture mais le tout : tout est à sa place : les doutes, la construction du livre, les allres-retours entre le passé et le présent, tout se mêle et finit par résonner en nous. On est proche de cette famille finalement. 

 

Les mots sont simples, rien de torturé dnas l'écriture, tout est bien à sa place. l'écriture est pudique, rien n'est en trop ou superficiel pour décrire une vie simple et remarquable à la fois. Cette femme tient la place d'une héroîne de roman, ainsi que les personnages de cette famille. Maintenant je comprends tous les avis positifs sur ce livre. Une merveille ! 

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 07:46

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C'est le deuxième livre de l'auteur que je lis, j'ai découvert cette auteure avec Rêves de garçons et cela avait été un coup de coeur pour moi. J'avais très envie de renouveler l'expérience avec un livre dont j'avais entendu beaucoup de bien. 


L'histoire : une grippe se développe aux Etats-Unis celle-ci est mortelle et se propage... Une grippe ? La peste ? Autre phénomène étrange ? Jiselle, jeune femme célibataire, hôtesse de l'air se marie enfin, elle devient par la même occasion belle-mère de trois enfants. Elle résiste seule, à cause d'un mari qui voyage beaucoup en tant que commandant de bord, une maladie qui se fait pesante, un monde qui bascule dans la folie. Une tension qui monte dans tout le livre, des questions nombreuses qui se posent et qui ne trouvent pas de réponse. 


C'est un roman qui une fois commencée, je n'ai pas lâché, c'est un roman passionnant, pas d'action mais une tension si présente, qu'on veut savoir. Rien de bouleversant mais quelques révéations, lâchées comme autant de petites bombes, qui fait qu'on s'attache à notre héroïne. 

 

Le roman est un peu construit comme le précédent que j'ai lu, une révélation, une ambiance pesante, et un portrait assez critique parfois de la société américaine. J'ai adoré, j'aime beaucoup cette auteure alors à renouveler. 

 

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 16:02

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Une histoire simple : deux amies inséparables que la vie a séparées. On commence le soir de l'élection présidentielle de 1981, le temps et les voix des personnages s'entremêlent. On veut savoir pourquoi ces deux amies se sont séparées, chacune d'elle semble regretter ce temps ancien où tout était simple. 

C'est beau et émouvant. L'écriture est simple, les mots bien choisis ce qui donne l'impression qu'il n'y a rien de trop ou rien qui puisse manquer dans ce roman. Une certaine rondeur sé dégage de ce livre, je n'arrive pas à trouver d'autre terme pour qualifier ce roman. C'est sûrement très subjectif et particulier mais c'est celui qui correspond le mieux au terme de la lecture. 

Ce que j'ai beaucoup aimé, c'est que ce livre est plein de peites surprises, au détour d'une page, d'une phrase, on lit une révélation, on a un petit choc. Cela est amené simplement sans grand effet. C'est un livre plein de tendresse, émouvant, tragique. 

J'ai cependant un petit bémol à émettre, lors des changements de chapitre, les changements de points de vue sont brutaux, les ruptures chronologiques le sont tou autant, il manque au lecteur quelques élements pour comprendre tous les enjeux, l'auteur les développera par la suite, j'ai quelquefois dû revenir en arrière pour comprendre, pour suivre le fil. En fait ce roman est un vrai cercle, tout tourne autour de ces deux femmes fortes et sensibles, on part du soir des résultats des élections de 1981, on traverse les années et on y revient, on va-et-vient dans leurs vies. 

Bilan : après une pause lecture, la reprise est surprenante, j'ai été très touchée par ce roman. 

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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 10:28

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J'en ai entendu beaucoup entendu parler, vu défiler sur les blogs, à mon tour de le lire enfin ! 

 

L'histoire est simple, un homme vit sur une île assez isolée, seul contact avec l'extérieur le facteur et le garde-côte. Mais sa vie bascule le jour où une femme marche sur la glace en déambulateur pour arriver chez lui. Pour lui, l'aventure va commencer, cette rencontre venant du passé va bouleverser sa vie et lui faire entrevoir le futur. 

 

Un récit simple qui ne manque pas de captiver son lecteur, les pages se tournent l'une après l'autre, quelle surprise peut apporter la page suivante, comment va réagir cet homme qui se retourve face à la vie, une vie réeelle et non celle qu'il s'est choisi seul à l'abri de tout. Il va devoir affronter de nouvelles épreuves, mais aussi découvrir de nouvelles joies. C'est un beau récit, triste mais aussi plein d'espoir, car cet homme confronté à la mort va retourver le goût de vivre pour les autres. 

Toute cette atmosphère m'a beaucoup plu, beaucoup de calme et de sérénité s'en dégage après les tourments décrits et vécus. La vie se déroule avec beaucoup de résignation pour certains personnages, cela les rend très beaux. La mort est tout de même ompniprésente mais elle n'est en rien opressante, elle est le signe d'une vie qui se termine, d'une libération. Elle est triste, tragique mais le lecteur l'accepte résigné lui aussi. C'est presque un livre philosophique en ce sens, car il est riche de réflexions sur la vie, la mort. 

 

Quelques petites choses ont retenu mon attention, ce sont les objets : les chaussures, la caravane, la fournmilière, le journal, une bouteille, l'épée... Chaque personnage se raccroche à quelque chose de matériel, quelque chose qui le tient en vie, une chose qui le caractérise et qui est le symbole de sa vie. La plus irréelle des choses reste la fourmilière dans la cuisine, mais quel symbole aussi d'une chose en mouvement qui gagne du terrain, quelque chose de sombre, une force noire en mouvement qui grignote la maison, qui ronge le personnage. 

 

Il est étrange e personnage pour lequel on se prend d'affection mais qui est aussi antipathique au possible, et d'une maladresse parfois... Mais on se prend de tendresse pour lui, parce qu'il montre toujours de bons côtés et sa bonne volonté. Un anti-héros en somme. 

 

Un livre magnifique, plein d'espoir, de tristesse qui laisse une marque au fond de soi. 

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 09:32

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C'est un livre que j'ai lu il y a quelque temps maintenant mais c'est une lecture qui m'a vraiment marquée. 


Sous des noms fictifs, l'auteur reprend le crime du "Gang des barbares" et le meurtre d'Ilan Halimi. Il comble pour le lecteur les vides, par les témoignages et le procès, il donne les motivations des personnages, la manière dont ils se sont retrouvés dans cette histoire, comment ils ont été manipulés, comment la violence engendre la violence et le silence. Mais l'auteur s'attarde aussi sur les responsabilités, celle des personnes individuelles bien sûr mais il met le doigt sur une des responsables : la culture de masse et la société de consommation. 

 

L'écriture est presque journalistique et non moins dénuée d'émotion. Quelques réflexions sur notre culture de masse laissent vraiment à réfléchir. Mais ce qui ressort des personnages, c'est leur froideur et la question qu'on a constamment au bout des lèvres, c'est pourquoi ? Pourquoi ce silence ? Comment ne pas prendre conscience de l'horreur de ce qui se passe ? Comment peut-on être aussi naïf parfois ? 

 

Un livre parcouru par l'angoisse, on est complètement happé alors qu'on sait comment cela va se terminer, on connaît la fin mais on ne peut s'empêcher de tourner les pages, en se disant, mais ce n'est pas possible... Quelqu'un va réagir... C'est effrayant ! Une histoire vraie devenue roman, puisqu'on pourrait penser qu'une telle froideur ne se passe que dans les romans les plus noirs. Et tout le débat semble là, le rapport entre vie réelle et la fiction, la manipulation de la fiction, les contraintes de la vie réelle, la vie rêvée... Beaucoup d'interrogations pour un résultat implacable, une société perdue... 

 

Un livre à lire qui interroge sur notre société, qui nous invite à nous poser les bonnes questions au-delà du récit d'une histoire inspirée de la vie réelle. 

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 10:34

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Un livre qui a connu un grand succès littéraire, un vrai événement en trois tomes, je viens de terminer le premier tome, le deuxième m'attend dans ma PAL. 

 

Un livre très intrigant et j'avoue que pour parfaire mon avis, il faut que je lise les tomes suivants. En le refermant on se pose beaucoup de questions. En parallèle, deux histoires qui alternent à chaque chapitre : Tengo qui tente de devenir écrivain, qui rééecrit le livre d'une jeune fille pour donner à l'histoire plus de qualités littéraires et Aomamé, tueuse professionnelle qui découvre que le monde qu'elle connaît est différent.

 

C'est une histoire étrange, on s'attend à ce que les personnages se rencontrent dans le livre, mais finalement cette rencontre ne vient jamais, mais ce qui est d'autant plus bizarre, c'est que les deux personnages sont liés. Ils se sont déjà rencontrés et leurs ressentis sont similaires, des détails reviennent dans leur vie et finalement ils sont très semblables. Mais tout cela est étrange car tout en étant proches, ils ne sont physiquement jamais en présence l'un de l'autre. 

 

L'autre point intrigant de ce livre est le monde dans lequel évolue les deux personnages et plus la lecture avance plus tout cela s'enveloppe de mystère. On part d'une communauté étrange, une secte et une jeune fille liée à ce groupe et les deux personnages principaux vont se retrouver non pas au coeur de cette mystérieuse communauté mais liées à elle, cela va leur poser des questions, avoir un impact sur leur vie et ils vont faire des recherches sur ce groupe. Mais les renseignement sont peu clairs et le mystère s'obscurcit, surtout avec l'apparition des Little people. 

 

Quant à l'écriture de Murakami, elle peut parfois être un peu crue, en tout cas elle est directe. Pas de fioritures ou de poésie dans l'écriture, en tout cas peu en ressort de la traduction. C'est clair et efficace, et pourtant le livre n'est pas dénuée de poésie car le monde décrit peut être poétique, notamment avec les deux lunes, les réflexions des personnages sur leur monde, sur leur vision de l'amour. Mais le fond reste essentiellement tragique, les histoires secondaires sont souvent tristes. Tout est mystérieux et cela ne présage rien de bon. On se laisse facilement porter. 

 

Au final, un roman intrigant, on ne peut en rester là. 

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 18:23

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J'aime beaucoup la plume de Jacqueline de Romilly, elle utilise la mangue de manière simple, limpide et les mots semblent légers avec elle, elle sait les utiliser. J'avais été subjuguée par son écriture dans Le jardin des mots. Ici c'est un écrit posthume, écrit à la mort de la mère de Jacqueline de Romilly mais publié seulement selon ses voeux après sa mort. 


Jacqueline de Romilly dans Jeanne raconte l'histoire de sa mère, ce qu'elle en sait, ce qu'elle a vécu avec elle. Et de là on voit que leur relation a été fusionnelle, elles ne se sont presque jamais quittées. Elle nous explique la vie de sa mère à la lumière de la mort de son mari et du père de Jacqueline de Romilly, elle fait un portrait de sa mère où transparaît l'admiration et l'amour. 


Tout cela est écrit avec une grande finesse, un livre qui semble un hommage mais tout en retenu, pas de sentimentalisme. jacqueline de Romilly nous explique sa mère, et finalement c'est l'auteur qui se dépeint elle-même. Elle n'est d'ailleurs pas toujours très tendre avec elle-même, elle semble même être une fille ingrate... 


Ce qui m'a marqué dans ce livre, c'est vraiment la justesse avec laquelle Jacqueline de Romilly décrit sa mère, elle en saisit les nuances les plus fines. Alors l'histoire n'est pas extraordinaire, on apprend que sa mère a connu un certain succès avec des écrits aujourd'hui inconnus, en tout cas c'est un bel hommage d'une fille à sa mère. D'une histoire particulière, on peut finalement se retrouver nous-mêmes dans certains aspects. Des phrases simples semblent devenir des vérités. 

 

Un livre riche d'émotions, un bel hommage. 

 

Une citation : 
"On vit au jour le jour, pressé de petits problèmes qui valent pour tout de suite, ou pour demain : on ne pense vraiment au passé que lorsqu'on n'a plus d'avenir" 

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 08:36

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Jean-Louis Fournier a eu deux fils, tous les deux handicapés et tous les deux sont morts. Il raconte ici leur naissance, leur vie, tout ce qu'il aurait aimé faire avec eux mais qu'il n'a pas pu faire. Il décrit aussi des moments de leur vie, par exemple ce fameux : "Où on va papa ?", phrase répétée par l'un de ses fils. 

 

Certains vont penser qu'ils ne peuvent pas lire ce livre, que c'est horrible, et bien non, c'est tout le contraire. On rit. Oui, c'est un livre drôle. Alors non, quand on rit, on ne se moque pas et on se surprend même car la situation est dramatique. Mais c'est tellement bien écrit, il y a tellement d'auto-dérision de la part de l'auteur que finalement on ne peut s'en empêcher. Il est père, il s'en veut, il regrette cette vie pour ses deux garçons, mais finalement pas de lamentations, il prend la vie telle qu'elle est et raconte. 


Certaines situations sont en effet cocasses, notamment quand on l'invite à faire des dons pour des causes de handicap et qu'il répond qu'il a deux fils handicapés, on ne le croit pas... Alors oui, la situation est triste mais le livre est drôle, il n'empêche que l'auteur est plein de vie et qu'il ne peut pas s'arrêter de vivre, de rire et de seulement pleurer. C'est un parti pris, c'est une histoire personnelle mais c'est un moment de vie partagé et à travers l'humour, il n'empêche que l'amour et la tendresse transparaissent dans cette adresse à ses fils. 


Ce livre fait écho à Nos étoiles ont filé de Anne-Marie Revol qui évoque justement ce livre dans le sien et qui se retrouve dans ce que Jean-Louis Fournier écrit. Bref c'est drôle, c'est beau, il ne faut pas passer à côté de ce livre qui se lit très rapidement. C'est un beau témoignage, un beau souvenir. 

 

Bonne lecture ! 

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 07:52

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Comment j'en suis venue à lire ce livre, je me sens le besoin de le justifier car quand j'en parle autour de moi, j'entends : "ce n'est pas pour moi, c'est horrible !" Comme si je lisais ce livre parce que j'étais sans coeur ou par pur voyeurisme. 


Alors évidemment le sujet est terrible : un couple perd ses deux filles dans un incendie. Anne-Marie Revol écrit donc des lettres à ses deux filles pour continuer avoir un lien avec elles. Les lettres commencent peu avant l'annonce de leur mort et pendant plus d'un an. Elle évoque tout ce qui la lie à ses filles, comment ses filles lui donnent la force de continuer à vivre malgré les difficultés, les doutes, l'espoir et le désespoir. 


Certes c'est un sujet que beaucoup ne veulent entendre, je peux le comprendre. Mais ce livre est avant tout un livre d'amour. D'une part, cet amour transparaît à travers l'écriture très belle. Il y a beaucoup de poésie dans ce livre, c'est très joli les petites adresses à ses filles : "mes douceurs de vivre, mes chouquettes, mes magnifiques, mes ingénues, mes facétieuses, mes grandes randonneuses...". L'écriture rend toute l'innocence et la candeur de deux petites filles mais aussi le courage des deux parents. D'autre part, c'est l'amour qui unit les parents qui est aussi le sujet du livre. Ils ont fait le choix de vivre et restent unis. Tout est difficile, mais on a vraiment l'impression que leur choix fait, ils trouvent leur force dans leurs filles. 


L'auteur tisse un lien avec ses filles en racontant chaque jour ou preque sa vie et ce qui l'unit encore à ses filles dans la vie quotidienne : les souvenirs, les objets, les photographies,les conversations, les soutiens, les maladresses, les déchirements liés à l'oubli... Mais le lecteur aussi tisse un lien dans ce livre avec ces deux filles qui nous sont racontées, elles vivent à travers ce récit. 


C'est un témoignage poignant, mais on y trouve paradoxalement une force incroyable. Je ne dirai pas qu'on le lit un mouchoir à la main, d'ailleurs après avoir terminée ma lecture, je me demande si le mot deuil apparaît même une seule fois. Il ne s'agit pas d'oublier, ce livre n'est pas fataliste, il transcrit juste ce qui est et au contraire il se dégage une force, une énergie vitale. 


 Un très beau témoignage, plein de poésie, plein d'espoir aussi. 

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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 16:19

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On m'avait prévenu qu'il fallait avoir le moral pour le lire, que l'histoire prenait un tournant terrible. Malgré ces avertissements on ne peut prévoir ce qui va se passer, c'est juste terrifiant. 


L'histoire se passe en Alaska, un père décide de s'installer dans un endroit désertique avec son fils. Ils vivent éloignés de la civilisation ce qui implique, que malgré des provisions, ils doivent se débrouiller pour survivre. Ce début n'est déjà pas sans tensions multiples, il faut composer avec les ours, un milieu hostile, le père dépressif. Bref tout laisse pressentir un drame... Mais on ne peut absolument pas s'imaginer ce qui va se produire...


La seconde partie est absolument terrifiante et tous les mots que l'on pourrait utiliser ne seraient sûrement pas assez forts. Et franchement c'est là tout le talent de l'auteur car toutes les descriptions sont assez puissantes. En peu de mots, il arrive à produire des images assez fortes dans l'imagination du lecteur que ce soient simplement les paysages enneigés de l'Alaska. L'atmosphère est étouffante dès le début, la tension est palpable. Alors les images que l'auteur décrit dans la seconde partie sont encore plus puissantes et terribles. Ames sensbles s'abstenir ! Et pourtant je ne veux pas déconseriller ce roman, car la force l'écriture, la psychologie des personnages, les descriptions en font un roman hors-norme. 


Ce roman est une petite bombe, il ne peut laisser indifférent. Ce qui se passe est absolument terrible mais je le trouve intéressant dans la manière dont tout cela est rendu et décrit. Je l'ai beaucoup aimé en ce sens, jusqu'à la fin qui est dans la lignée de tout le reste. C'est un roman qui marque le lecteur, qu'on aime ou pas, cela peut très bien se comprendre, mais on n'en sort pas indemne, c'est une certitude. 

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